découvrir le west coast swing

le jeudi de 20hr à 21hr venez passer un moment incontournable avec Stéphane ruscade et Déborah

l’histoire du WCS

Origine

New York, 26 mars 1926, le « Savoy » ouvre ses portes. C’est un dancing « intégré » (accueillant les noirs & les blancs) où se réunissent les meilleurs danseurs, qui viennent danser sur la musique des big bands. Le succès est immédiat, les gens viennent en masse danser sur du swing (courant du jazz ternaire et très dansant) en dansant sur une base de 8 temps pour « coller » à la musique.

Légende communément acceptée : 21 mai 1927, Charles Lindbergh vient de traverser l’Atlantique, c’est le grand saut, « le Big Hop ». C’est un événement mondial qui se fête partout dans le monde, notamment au Savoy. C’est à ce moment qu’un journaliste vient interviewer un des meilleurs danseurs de l’époque (Georges « Shorty » Snowden), pour savoir ce qu’il dansait. Cependant, cette danse n’avait pas de nom particulier, et sans doute à court d’inspiration et/ou en hommage à « Lindy » (Charles Lindbergh), ce dernier répondit qu’il dansait le « Lindy Hop »2.

Dans les années 1930, un danseur Californien du nom de Dean Collins décide d’aller « au temple du swing » pour apprendre à danser le « swing« . Chaque danseur a à cette époque un style très marqué et celui de Dean va progressivement évoluer vers une danse sans bounce (droite & fluide). Il rejoint Los Angeles en 1937, sur la côte ouest des États-Unis. Malgré son style très original, l’association de Dean avec une partenaire exceptionnelle (Jewel McGowen) va lui permettre de gagner des concours. Beaucoup de danseurs vont alors s’intéresser à sa technique de danse. À ce moment, cette danse n’a pas encore de nom, on parle juste de « swing ».

Dans les années 1940 et les années 1950, Dean se consacre à la réalisation de films pour Hollywood (avec les danseurs locaux qui étaient ses élèves). Hollywood donnera comme nom « Jitterbug » à cette danse qui reste pour Dean « juste du swing ». La diffusion de ce style de danse est alors mondial, grâce aux films et aux soldats américains de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les années 1940, Dean Collins se voit embauché par Arthur Murray, directeur du plus grand studio de danse américain (3560 franchises à l’époque). Arthur veut répandre le style de Dean parmi les centaines de styles de « jitterbug » différents dansés partout en Amérique. L’avantage du style de Dean est une danse plus coulée et douce (d’où l’appellation « sophisticated swing » par Arthur, là où d’autres envoient des kicks ou des acrobaties plus ou moins spectaculaires, qui ne sont pas forcément du meilleur effet dans les dancings où la place se fait parfois rare.

En plus de cette cacophonie de styles, la communauté américaine des danses de salon va adapter le Jitterbug en une version « simplifiée » : le East coast swing, une danse en 6 temps où le cavalier a un rôle très central.

De son côté, en marge de la communauté américaine de danse de salon, Arthur Murray souhaite ensuite faire le ménage dans les différents styles de Jitterbug. Le « sophisticated swing » de Dean, toujours très populaire sur la côte ouest sera officiellement nommé « Western Swing » en 1951.

Dans les années 1950, les bons danseurs dansaient le Western Swing en le faisant passer comme du « East Coast Swing ». En fait, les débutants apprenaient le East Coast Swing, et une fois un certain niveau atteint, ils voyaient le style du Western Swing. Le Western Swing s’est donc vu enrichi des passes en 6 temps adaptées du East Coast Swing.

C’est alors qu’arrive la musique « rock ‘n’ roll ». Arthur Murray tente un coup médiatique en appelant le « Western Swing » « Rock ‘n’ Roll Dancing ». Devant le peu de succès du Rock ‘n’ Roll dancing, Arthur revient donc à l’enseignement du Western Swing, qui reste cependant la même chose.

En 1958 une ancienne danseuse, qui avait délaissé le swing (après avoir fait partie des enseignantes des Studios Murray), décide d’ouvrir son école : c’est Skippy Blair, 30 ans. À cette époque, les danses de couple sont peu à peu délaissées, à cause de la télévision qui était à l’époque une « attraction » qui réunissait les personnes, et à cause de l’arrivée des danses solo (notamment le twist), beaucoup moins codifiées et plus simples à apprendre. Cependant, Skippy (nommée tendrement la « 1ère Dame du West Coast Swing ») aura un certain succès et fondera en 1968 le GSDTA (Golden State Dance Teacher Association). Elle va participer à la codification du Western Swing, et aussi à son changement de nom, car à l’époque Western Swing était souvent confondu avec « Country Western » ou le « Country Western Swing », qui n’ont rien à voir. En 1961 elle utilise le terme « West Coast Swing » sur ses publicités. Officiellement, c’est la première apparition du terme « West Coast Swing ».

Jusqu’au début des années 1990, le West Coast Swing se dansait sur du swing, souvent des blues plus ou moins rapides interprétés entre la danse de salon, le lindy-hop et le boogie-woogie. Mais en 1996, un nouveau courant se fait sentir, en commençant à intégrer des rythmes funky dans la danse. Cette évolution va devenir une révolution en 1999 avec les prestations de Jordan Freesbee & Tatiana Mollmann.

Les West Coast Swing actuellement[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement 2 interprétations du West Coast Swing :

  • Binaire : style funky. Pour danser sur des musiques binaires (rock, funk, R’n’B…). Cette forme est dans les faits une légère adaptation du style classique. Visuellement, ce style est plus énergique et plus explosif.
  • Ternaire : style classique. Pour danser sur des musiques « swing » (notamment le blues). Cette forme restera toujours la base du West Coast Swing (d’un point de vue technique), très adaptée aux mouvements coulés et sensuels.

La différence entre ces deux styles est le moment où l’on pose le pied sur les contre-temps.

  • En binaire, lors du « et », le pied est posé exactement au milieu entre les deux temps : 3.et.4, 5.et.6.
  • En ternaire, lors du « et », le pied se pose après le milieu entre deux temps : « 3..et4, 5..et6 », c’est le « Rolling Count » (la musique étant ternaire, cet ajustement est naturel).

Plus généralement, cette danse se fait surtout sur des tempo lents qui vont de 20 à 34 MPM3 et sur des musiques très variées : de Fever (Peggy Lee) à Poker Face (Lady Gaga) en passant par I feel good !(James Brown) ou bien « Beat it » (Michael Jackson), toutes les époques sont représentées des courants BluesFunkRnB, Pop.

Caractéristiques

La sensualité du WCS se manifestant lors d’un Jack’n Jill

Il existe une énorme possibilité d’interprétations, avec notamment un rôle très actif pour la partenaire. Le cavalier déclenche les passes plus ou moins sophistiquées sur la musique en restant à l’écoute permanente de sa partenaire. Cette dernière peut alors décider soit de suivre basiquement le cavalier, soit de composer avec le guidage pour rendre la passe plus esthétique ou pour mettre en relief un passage de la musique.

Le tempo relativement lent des musiques est propice à la sensualité. Cette sensualité se sent dès le début de l’apprentissage et est source de jeux, d’amusements et d’humour. Ces éléments sont également une source supplémentaire d’inspiration pour interpréter la musique.

Le West Coast se danse « à plat » contrairement à d’autres danses swing qui ont un « bounce », autrement dit un rebond (lindy/boogie).

Les bases du West Coast Swing

En West Coast Swing, contrairement aux danses standard (comme par exemple la valse), il n’y a pas de figure codifiée par aucune fédération. Donc il ne peut rien y avoir de « juste », ni de « faux ». Toute façon de faire une figure est donc correcte, et de fait, il existe bel et bien de nos jours plusieurs façons de faire du West Coast Swing, façons qui sont parfois concurrentes et contradictoires entre elles. Seul le ressenti (si c’est agréable) et l’aspect visuel (si c’est beau) permettent de porter un jugement.

Ceci dit, en West Coast Swing, comme dans toutes les autres danses, il y a plusieurs mouvements de base qui sont caractéristiques de la danse4 :

  • La connexion

La connexion est le terme désignant l’attitude à avoir pour transmettre ou recevoir toutes les informations de guidage. En West Coast Swing, la connexion s’effectue en général avec la main gauche du cavalier tenant la main droite de la cavalière. En s’écartant, en reculant l’un par rapport à l’autre, le couple crée une légère tension. Le bras est complètement relâché, avec une légère résistance pour contrer la tension (tout en conservant le cadre, ici en particulier, le verrouillage de l’épaule). Cette tension peut aussi se transformer en compression, notamment pour amorcer des tours. N’importe quelle partie du corps est sujette à une connexion (hanches, bras…), cependant, de tels cas sont peu fréquents.

La fille a un grand rôle à jouer dans le « maintien » de la connexion. En particulier sur les derniers temps d’une variation, elle doit gérer la distance avec son cavalier, notamment lors du pas d’ancrage (anchor step).

  • Le cadre

Notion très importante en danse swing, le cadre correspond à l’ensemble formé par le buste et les bras. Les cadres des deux danseurs doivent être fixes, tout mouvement parasite (d’un bras qui se rapproche du corps, d’une ondulation quelconque) empêche le guidage donné par la main de se transmettre aux jambes. Cela se traduit par une très grande difficulté pour la cavalière à suivre le guidage de son partenaire. Une autre conséquence est que le guidage par le corps (tout le cadre participe d’un bloc au guidage) est beaucoup plus agréable et efficace qu’un guidage avec les bras (le bras se désolidarise du cadre).

  • Le guidage

Le guidage en West Coast Swing est « ponctuel ». Exemple : si le danseur veut faire avancer sa cavalière, une petite traction (ponctuelle) va la faire démarrer et, tant que le cavalier n’aura fait de mouvement pour l’arrêter, elle continuera à avancer. Ceci est valable pour les tours et n’importe quelle variation. Ce guidage est à opposer au guidage continu où la fille s’arrête dès que le garçon relâche son mouvement de traction. Attention, cette traction est une indication (une invitation à danser pourrait-on dire) : en aucun cas la partenaire doit se « laisser tirer », c’est à elle de faire l’effort d’aller vers l’avant. Une image illustre ce principe : si j’ouvre une porte devant vous, vous allez entrer de vous-même, je n’ai pas besoin de vous tirer ! Les notions d' »équilibre » et d' »Anchor step » sont complémentaires de ce point.

  • Le « Stretch« 

Notion capitale en West Coast Swing, c’est la connexion élastique entre les deux danseurs qui s’effectue en général sur le « et 1 » de la musique. Un bon stretch est à la fois souple pour être agréable et ferme pour être compris par la danseuse. Le stretch participe grandement au côté « classe » de la danse. Le stretch est un élément crucial de cette danse, permettant à un danseur d’évaluer en un clin d’œil la technique de son partenaire.

Le slot est la ligne de danse théorique de la fille, c’est-à-dire une ligne virtuelle sur laquelle la cavalière va se déplacer pendant toute la danse. Le danseur demande à sa partenaire d’avancer sur sa ligne de danse uniquement sur le début de la variation. Tant que la fille n’a pas reçu l’ordre d’arrêter, elle continuera sa trajectoire linéaire sur son slot. En général, les informations arrêter puis avancer sont consécutives et exécutées pendant l’Anchor step (avec un strech).

  • Le Pas de Base:
    • Le pas de base en 6 temps : C’est le pas de base classique « 1.step 2.step, 3.triple-4.step, 5.triple-6.step », le dernier triple-step étant le fameux « Anchor step ». C’est le premier pas de base qu’on apprend : il permet d’exécuter la plupart des variations en 6 temps (push-break, under arm, etc.)
    • Le pas de base en 8 temps : C’est le pas de base utilisé pour toutes les variations à base de whip. Son rythme est « 1.step 2.step, 3.triple-4.step, 5.step 6.step, 7.triple-8.step ». Ici également, le dernier triple step sera un « Anchor step »
  • Les Pas : Les pas usuels ont tous un nom et correspondent à une action précise :
    • L' »Anchor step » (pas d’ancrage) : Pas capital en west coast swing et principale difficulté à maîtriser pour les débutants. C’est l’équivalent du « arrière avant » (5-et-6) en rock, avec le strech en plus (et qui fait toute la différence). Le Anchor step est à la fois la fin de la passe précédente, où la fille va chercher à aller jusqu’au bout du « slot », et le début de la variation qui va suivre, avec un guidage du cavalier qui va faire avancer sa partenaire sur le « 1 » du bas de base. Nota : le guidage se fait en général main gauche du cavalier tenant la main droite de la cavalière, même si toutes les combinaisons sont possibles en fonction des variations qui suivent.
    • Le « Step-step » (marche-marche) : il consiste à poser le pied droit puis le pied gauche (ou l’inverse). Lorsque ce pas se fait en avançant, le talon est posé en premier. La notion de step-step décrit uniquement le comportement des pieds, sans aucune connotation sur le guidage, le sens de marche ou la position des danseurs.
    • Le « Triple-step » (pas chassé) : ce terme se réfère uniquement aux pieds, comme le « step-step ». On peut remarquer que souvent, sur certaines variations, le fait de croiser les pieds sur un triple-step permet de souligner l’harmonie des danseurs avec la musique.
    • Le « Starter step » : C’est le pas qui permet, à partir d’une « close position » de créer un strech pour initier une ouverture (ex : left side). Le starter step est constitué d’un pas chassé vers la gauche (vu du danseur), suivi d’un pas chassé vers la droite où l’on va créer le strech. Comme une danse commence généralement en « close position », le starter step est souvent le premier pas exécuté sur une musique (d’où son nom).
    • le « Rock’n’go » : C’est un guidage qui utilise pleinement le stretch entre les danseurs. Le cavalier va se servir de la tension élastique créée sur le temps 6 pour amener directement la danseuse en avant sur son triple pas. Dans les faits, la connexion et le stretch du temps 6 éludent l’anchor step et supprime le step-step de la variation suivante : les danseurs se retrouvent directement sur le 2 de la variation suivante (d’où le comptage qui est souvent « 5 et 2 »). Note : ce guidage s’effectue sur des filles assez expérimentées, afin d’éviter de perturber le pas de base d’une débutante.
    • le « Rolling Count » : Le rolling count est l’art de faire ses pas hors des temps de la musique… tout en restant en musique. Il contribue à donner de la souplesse et du dynamisme à la danse en dansant sur un rythme ternaire.
  • Les variations de base:
    • le « Under arm » : Passage simple de la fille à droite du garçon… sous le bras. Le garçon se décale sur sa gauche pour que la fille puisse rester sur son slot.
    • le « Push-break » ou Sugar-push : Amorcé comme un « under arm », le cavalier reste sur le slot de la fille. Il lui présente alors sa main droite en opposition pour que la fille s’appuie dessus et recule. Si le garçon oublie de mettre sa main, la fille doit prendre l’initiative et s’appuyer sur le garçon pour soit le contourner ou pour le repousser : c’est un exemple où la fille prend en main le guidage. Nota : la différence entre le « push-break » et le « sugar-push » se fait sur les temps 3 & 4 de la variation : le push-break fait un « touche-pose » alors que le sugar-push fait un « triple step ».
    • le « Left side » (passage à gauche) : similaire au « under arm », le garçon se décale sur sa droite (de profil) pour laisser passer sa partenaire sur sa gauche, sans la faire passer sous le bras.
    • la « Close position » (position fermée) : C’est la position fermée « classique » où la fille se retrouve dans le bras droit du danseur.
    • le « Whip » : C’est une variation effectuée en 8 temps où sur les 4 premier temps la fille passe à droite du danseur et fait demi tour sur elle-même pour se retrouver dans le bras droit de son partenaire, face-à-face, dans un mouvement de stretch. Ce dernier renvoie ensuite sa partenaire, en la faisant passer à nouveau sur sa droite (la danseuse a donc fait le tour de son cavalier, avec un stretch au milieu).
  • la « préparation » (« prep »)

La préparation est un guidage spécifique à toutes les variations qui vont demander une rotation de la cavalière. Ce guidage particulier se fait sur 2. La préparation consiste souvent à ouvrir la cavalière sur sa droite (en décalant sa main à gauche pour le cavalier). Cette préparation permet de garder la connexion, de positionner très précisément la fille (et ses bras) ainsi que de générer une énergie circulaire. Naturellement la partenaire enclenchera une rotation sur le temps 3. Cette précision due à la préparation permet des guidages subtils et très techniques. Note : certains danseurs d’un niveau assez élevé incluent en même temps une légère torsion du poignet très subtile à effectuer (plus précis, doux et agréable pour la danseuse). Attention : si cette très légère torsion, bien effectuée, est très agréable pour la partenaire, elle est surtout un effet de style. Une erreur dans ce mouvement de torsion est instantanément au mieux douloureux, au pire dangereux.

  • Le « Freeze« 

C’est un arrêt brutal de la variation en cours d’exécution. Le freeze peut être guidé ou exécuté en solo, que ce soit par la fille ou le garçon, le but étant de « marquer les breaks » de la musique (arrêts nets de la musique pendant quelque temps).

  • Les tours. Le West Coast Swing est une danse faisant la part belle aux tours. Les tours appartiennent à 2 familles:
    • Le tour « déboulé » : Le tour déboulé est issu du déboulé (déplacement linéaire du danseur avec 1/2 rotation à chaque pas) mais effectué sur place, les pieds sont quasiment joints et posés sur la ligne droite reliant les deux danseurs.
    • Le tour « pivot » : Le tour est exécuté comme son nom l’indique en pivot sur un seul pied.

Tout tour s’accompagne du « spotting », terme consacré à l’aspect figé de la tête qui commence sa rotation au dernier moment (dissociation du buste) pour arriver avant le corps. Le yeux peuvent alors fixer constamment le même point, améliorant l’aspect visuel du tour, l’équilibre et diminuant la sensation de la tête qui tourne.

  • L’équilibre

C’est un concept très important pour le West Coast Swing car il permet de donner de la fluidité et de la complexité à cette danse. Le principe est très simple : que ce soit le cavalier ou sa partenaire, tout déséquilibre est à éviter (ou à minimiser tant que possible dans le cadre de tombés). En effet, une position en déséquilibre implique de se « raccrocher à son partenaire » ainsi que, dans le cas de la fille, d’une impossibilité de suivre à ce moment-là un guidage. Finalement, on a la sensation d’un(e) partenaire dur(e), ce qui est à éviter.

L’interprétation

L’interprétation désigne toute action volontaire et visible des danseurs pour traduire la musique sous forme de danse. L’interprétation peut être guidée (freeze, ralentissements, accélérations…), ou « transparente » pour l’autre partenaire (jeux de jambes, mouvements du bras libre…).

En West Coast Swing, l’interprétation est très ancrée dans l’esprit de la danse. Interpréter ne signifie pas « faire n’importe quoi », il existe en effet plusieurs techniques pour interpréter la musique :

  • L’interprétation non guidée : C’est une interprétation que fait un des danseurs selon sa propre écoute musicale. Que ce soient des jeux de bras, de corps ou de jambes, il ne doit y avoir aucune perturbation sur la connexion avec son partenaire ainsi que sur le guidage.
  • L’interprétation guidée : Elle concerne le cavalier. Le but est de guider une interprétation simple à sa partenaire (slide, twist, etc.) en utilisant la connexion. Le guidage d’une interprétation ne peut se faire que lorsque le guidage est « propre », c’est-à-dire sans parasite (battre la mesure, hésitations, positionnement grossier de la main). L’interprétation guidée, de par sa finesse est souvent abordée après quelques années de danse.
  • L’invitation franche : L’invitation franche est une passe simple (souvent un left side ou un push-break) effectuée très clairement par le cavalier, avec un guidage extrêmement léger et en ayant pour but de signifier à sa partenaire qu’il se tient prêt à ce qu’elle fasse une interprétation personnelle assez complexe. Ces éléments réunis, la partenaire « sait » que le cavalier ne va rien faire de compliqué, elle peut alors librement faire une interprétation mêlant jeux de jambes, de corps… voire en réajustant la position de la main du garçon ou en recherchant une connexion particulière. Le cavalier ayant indiqué dès le début qu’il était à l’écoute ne sera donc pas perturbé (et rien ne l’empêche également d’en profiter pour caser une légère interprétation non guidée). À partir d’un certain niveau, les bonnes cavalières recherchent beaucoup ce guidage qui leur laisse la possibilité de s’exprimer, contrairement à d’autres danses de société où la fille ne fait que « suivre » son partenaire.
  • L’invitation généralisée : C’est tout simplement l’extension de l’invitation franche à toutes les passes de la danse. Le cavalier se met alors à l’écoute permanente de sa partenaire, avec un guidage souple et très clair. Arrivé à ce niveau, le but de la danse n’est plus d’enchaîner des passes plus compliquées les unes que les autres, mais de créer un véritable dialogue au sein du couple. Lorsque deux très bons danseurs se rencontrent, cette communication crée alors une alchimie donnant l’effet d’une symbiose parfaite.

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